POURQUOI PAS UN "DOGE" CONGOLAIS ?
La RDC manque d'ambition à la hauteur de ses besoins en infrastructures.
Les projets sont timides, leur exécution poussive et le plus souvent compromise par l'affairisme et la culture du détournement.
Chaque projet est d'abord vu comme une opportunité de détourner les fonds par ceux qui en ont la charge, et cela à tous les échelons.
C'est un fléau qui mine la société congolaise et obère notre capacité à assurer le développement du pays.
Partant de ce constat, il faudrait concevoir un "cordon sanitaire" autour des projets importants,désignés comme prioritaires. Celui-ci engloberait toutes les phases des projets, depuis la conception jusqu'à l'exécution, en passant par l'attribution des marchés et les financements.
Doter la capitale Kinshasa et les grandes agglomérations du pays d'infrastructures régulatrices modernes (routes, transports, équipements publics, eau et énergie etc), assurer la connectivité intérieure (construction et modernisation des voies de communication, aménagement du territoire), tels sont les grands axes qui peuvent permettre de stopper la stagnation du pays et le dépérissement de la capitale, devenue une gigantesque bourgade, invivable et dépourvue d'infrastructures basiques.
Comme on l'a vu avec le PDL 145 territoires, les 100 jours et tant d'autres projets, les mécanismes de contrôle internes ont montré leur inefficacité (leurs limites étant dues entre autres au contexte social et culturel, et aux interférences politiques). Par conséquent, toutes les procédures d'exécution des marchés publics doivent être repensées.
Et pourquoi ne pas faire appel à un gendarme indépendant chargé de la régulation des marchés publics ?
Un cabinet de consultance international, doté de pouvoirs exceptionnels et non lié aux acteurs nationaux, qui serait en quelque sorte le DOGE congolais...
Charles Kabuya
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